Les Anciens du DESS CVIR sévissent encore

Les anciens du DESS CVIR (Limoges) s'intéressent aux technos du Web, aux communautés virtuelles et à l'intelligence collective et en parlent

21 octobre 2008

Que retenir de ma journée à ICC 2008 ?

Pour commencer la journée, un cruel dilemme : Outils froids ou Arkandis ? Eh oui, à l'entame du mardi matin, nous avions le choix entre Christophe (Outils froids) ou Sylvie (Arkandis). J'ai choisi Sylvie, je ne saurai jamais si c'était le meilleur choix, en tous cas je ne le regrette pas.

Elle avait choisi le thème de l'identité numérique. Qu'elle couple volontiers avec le "concept" de "personal branding" (voilà qui va faire hurler Carole, non ?).

En fait, toute son intervention tourne autour de ça : gérer son identité comme un produit dont on ferait la pub ("je est une marque"). Faire de la mise en scène, contrôler son image, mettre en valeur tant ses propres publications que la personnalité que l'on veut faire ressortir au travers des lectures que l'on conseille à nos lecteurs (univers netvibes, par exemple sur le mode "ce que je vous donne à lire"), voire au travers de la communauté d'amis dans laquelle on se reconnaît (par utilisation des outils comme mybloglog, par exemple). Du coup, comme elle le fait souvent et toujours avec brio, elle nous a montré l'utilisation qu'elle fait d'un certain nombre d'outils visant à définir cette identité numérique et aussi, quelque part, à faire apparaître en bonne place dans les moteurs les pages où notre identité ou réputation numérique est la plus "contrôlée", comme son profil linkedin ou ses pages personnelles dans Ziki ou ClaimID.

Dans la prolongation, nous avons parlé entreprise 2.0 car en dehors de ce qui se dit sur le sujet habituellement, ce qui est intéressant, c'est l'observation de la montée de l'intérêt pour les réseaux sociaux en entreprise. Ce qu'elle "matérialise" par le virage pris par BlueKiwi, qui revendique aujourd'hui cette spécificité de réseau social d'entreprise. Et cela veut dire que chaque employé dispose alors d'une tribune sur l'intranet ou il peut se forger sa propre identité numérique. Elle dit d'ailleurs qu'à son avis, un réseau social en intranet ne peut fonctionner que comme ça, à partir du moment où moi, salarié lambda, je suis en mesure de "contrôler" ce que l'on dit de moi et ce que je dis. Et elle introduit une notion qui m'a bien plu, c'est de dire que le retour d'expérience aujourd'hui, c'est peut-être moins de livres de connaissances (que l'on ne consulte pas une fois rédigés) et plus de connaissances "en action", que l'on pourrait imaginer idéalement sous forme de blogs ou même de twitts (format court).

Les réseaux sociaux en entreprise, c'est un thème qui est apparemment revenu assez souvent au cours de ces journées. Le mardi s'est terminé par une intervention d'IBM, autour de la mise en oeuvre en interne de la solution qu'ils vendent. Le discours est le même, permettre aux salariés de s'exprimer, de se construire une identité de faire valoir leurs apports (soit une expertise, soit un réseau de connecteurs, ...). Ce qui devient intéressant, et là je prêche pour ma paroisse, c'est lorsqu'ils expliquent que la mayonnaise a pris à partir d'une "niche", d'un petit coin, d'un équipe où le manager a approuvé la démarche et laissé faire, puis petit à petit, l'oiseau a fait son nid, presque par essaimage naturel. La démarche a donc été faite, même là, hors management. Cela prouve encore une fois, s'il en était besoin, que pour faire avancer ses idées, il n'est pas forcément nécessaire de convaincre tous les échelons de la pyramide... Tant mieux, cela me conforte dans mon idée qu'il faut toujours essayer, que l'on s'estime placé au bon endroit dans la structure de l'entreprise ou pas.

Le reste de la journée était plus axé sur l'intelligence économique et l'après-midi m'a permis d'avoir une petite idée des produits, des techniques et des utilisations possibles d'une veille bien conduite. Mais comme je m'y connais moins dans ce domaine, je ne m'étendrai pas cette fois.

Posté par Anne_W à 23:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 octobre 2008

Du simple au complexe. A propos d'un diaporama chez JS Bouchard

Je viens de publier sur mon blog ce billet, mais il serait aussi bien ici.

Je viens de lire un bilet de Jean-Sébastien Bouchard, signalé par Martin Lessard sur son twitter, sur les choses qui sont simple, compliqué, complexe, chaotique. Il y a notamment l'ébauche d'un diaporama à consulter.

Son billet me donne envie d'essayer de poser mes idées sur ce sujet.

pour lui, ce qui est simple est de l'ordre de la recette de cuisine, c'est à dire un processus séquentiel où il y a enchaînement logique des différentes phases dans un ordre prédéterminé qui ne bouge pas. Pour moi ce processus séquentiel, c'est essentiellement de l'ordre de la gestion de projets. Alors que JSB le voit plutôt dans le compliqué.

La gestion de projet est une réponse donnée à un problème technique rencontré. Elle tend à rendre simple ce qui est "compliqué", tout en essayent de ne pas être une simplification abusive. C'est pas simple !

Ce qui est compliqué, quand on se retrouve avec un problème nouveau, c'est de trouver les critères d'analyse qui vont déboucher vers le projet à réaliser. Donc on passe du compliqué au simple à partir d'un problème que l'on va résoudre via un enchaînement d'étapes codifié.

Le problème rencontré peut aussi être particulièrement important et nécessiter de définir des étapes préalables ou de le tronçonner en plusieurs sous problèmes qui seront reliés et hiérarchisés entre eux.

On est toujours dans un problème technique que l'on va transformer en autant de projets qui vont être managés, c'est à dire qu'il va y avoir une coordination mais aussi l'usage de processus hiérarchiques et/ou transversaux (et non plus uniquement séquentiel). C'est compliqué, c'est modélisé, c'est simplifié. Ce qui change par rapport à l'exemple précédent, c'est l'échelle.

Le complexe est d'une autre nature à mon sens, car il n'est plus de l'ordre de la résolution de problèmes  d'une part, et d'autre part ils n'est plus prioritairement technique car il fait intervenir un facteur d'incertitude, plus ou moins important, et très souvent humain.

Et là, on ne peut pas simplifier. C'est même peut être la principale caractéristique et le principal danger. Car la simplification tend alors à enlever tout ce qui gêne pour se retrouver vers du connu séquentialisable.

L'approche à privilégier est alors d'avoir une approche globale/locale et c'est alors avant tout une question d'interaction des différents acteurs du système. Plus les différents agents (les hommes entre eux mais aussi les hommes et les objets entre eux) sont liés, échangent, communiquent et plus le système va fonctionner. Cela implique que ces agents aient une vision globale du système pour pouvoir agir à leur niveau.

Dans un système, tout le monde manage chacun. Les processus séquentiels, hiérarchiques ou transversaux existent mais ils sont fondu dans un réseau de relation serrés. ils ne s'agit alors que de relations caractéristiques, sans plus.

Avec le complexe, nous changeons encore d'échelle pour nous retrouver à celle du système. C'est une dimension que nous ne pouvons plus maitriser individuellement, c'est sur, mais même collectivement. C'est un état d'organisation qui dépasse l'échelle humaine (en terme de coordination). Mais qui reste de l'organisation.

Les systèmes ont parfois des instants de surchauffe pendant lesquels les acteurs s'agitent frénétiquement (qui parle de la finance mondiale ici ?) mais ils tendent à revenir à un état d'apaisement et de fonctionnement acceptable.

Et le chaos alors. A mon sens c'est l'état normal des choses avant que les hommes essayent de l'organiser. J'ai dit un jour que l'ordre était un des possibles du chaos. Je le crois de plus en plus. Mais en même temps, le chaos, nous ne le voyons jamais. C'est une sorte de matière primitive sur laquelle les hommes n'ont aucune prise.

Aucune prétention dans ce billet. J'essaye juste de poser mes idées.

 

Posté par jadlat à 09:12 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2008

De retour d'ICC 2008

Je rentre à l'instant d'un passage éclair à Paris, pour aller faire un tour à ICC 2008. Je vous en reparlerai plus tard, car le sujet de ce soir concerne une lecture qui m'a occupée dans le train.

J'étais partie avec ce livre : Le But, sous-titré le livre qui remet en cause tout ce que nous avons appris en matière de gestion.

Tout d'abord, je dois le dire, je me suis régalée. C'est quand même peu banal, un livre qui explique la théorie des contraintes et ses application dans le monde industriel sous forme d'un roman... Et en plus, facile à lire et même captivant.

Mais ce que j'ai le plus apprécié se trouve à la fin, dans une interview de l'auteur. Dans les exemples qu'il mentionne d'application des principes de son livre, il y en a un qui rend le journaliste perplexe, par le temps que cela a pris, alors que dans le livre on est sur une échelle de quelques mois seulement. L'explication donnée tient au fait que le cadre qui a pris l'initiative du changement n'est pas un cadre dirigeant :-)

La question est donc la suivante :
"Même avec du temps, un cadre intermédiaire est-il en mesure d'influencer son entreprise dans sa totalité ?"

Réponse : "Oui, bien sûr, avec beaucoup de motivation et de patience."

Alors ça, ça me fait bien plaisir et ça montre que j'ai bien eu raison de proposer ce thème au Barcamp de Lille
(à revoir ici, je vous le rappelle).

Posté par Anne_W à 22:46 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2008

Travailleurs du savoir

Christophe Deschamps est bien connu dans la blogosphère pour outils froids, un incontournable à suivre avec attention pour découvrir tout ce qui a trait à la veille, le management des connaissances, l'organisation personnelle etc. Des billets qui présentent de nouveaux outils ou des billets de fonds. Pas grand chose à jeter et pour tout dire, je ne crois pas qu'il soit besoin de le présenter plus que je ne le fais là.

Christophe a en projet un livre qui va paraître en janvier et qui s'intitulera "les travailleurs du savoir". L'expression sonne bien, c'est d'ailleur en lisant ses billets que je l'ai découverte.

Ce concept représente vraiment ce que nous sommes, des généralistes du savoir. Généraliste car en fait nous pouvons appliquer les méthodes et les outils que nous connaissons partout. Où plutôt, les nouveaux travailleurs du savoir ont des compétences/connaissances identiques qui encapsule leurs coeur de métier.

A mon avis dans cette expression, ce qui va poser problème est cette notion de "savoir". Parle-t-on de connaissances ? de Savoir ? de savoirs ? de compétences ? Ou simplement d'informations ?

Pour en savoir plus, je vous encourage à découvrir le nouveau blog que vient de lancer Christophe qui précède et va accompagner la vente du livre (jusqu'à quand ?). C'est d'autant plus intéressant que C'est un blog nouveau et que l'on va pouvoir lire tous les billets et voir la connaissance du concept s'établir au fur et à mesure des publications (qui a lu tous les billets de blog de ses auteurs favoris ? pas moi !). Attention connaissances en mouvement (selon le titre d'un blog clèbre ;-). Quant à travailleur du savoir, c'est ici.

Posté par jadlat à 20:31 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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