Pour commencer la journée, un cruel dilemme : Outils froids ou Arkandis ? Eh oui, à l'entame du mardi matin, nous avions le choix entre Christophe (Outils froids) ou Sylvie (Arkandis). J'ai choisi Sylvie, je ne saurai jamais si c'était le meilleur choix, en tous cas je ne le regrette pas.

Elle avait choisi le thème de l'identité numérique. Qu'elle couple volontiers avec le "concept" de "personal branding" (voilà qui va faire hurler Carole, non ?).

En fait, toute son intervention tourne autour de ça : gérer son identité comme un produit dont on ferait la pub ("je est une marque"). Faire de la mise en scène, contrôler son image, mettre en valeur tant ses propres publications que la personnalité que l'on veut faire ressortir au travers des lectures que l'on conseille à nos lecteurs (univers netvibes, par exemple sur le mode "ce que je vous donne à lire"), voire au travers de la communauté d'amis dans laquelle on se reconnaît (par utilisation des outils comme mybloglog, par exemple). Du coup, comme elle le fait souvent et toujours avec brio, elle nous a montré l'utilisation qu'elle fait d'un certain nombre d'outils visant à définir cette identité numérique et aussi, quelque part, à faire apparaître en bonne place dans les moteurs les pages où notre identité ou réputation numérique est la plus "contrôlée", comme son profil linkedin ou ses pages personnelles dans Ziki ou ClaimID.

Dans la prolongation, nous avons parlé entreprise 2.0 car en dehors de ce qui se dit sur le sujet habituellement, ce qui est intéressant, c'est l'observation de la montée de l'intérêt pour les réseaux sociaux en entreprise. Ce qu'elle "matérialise" par le virage pris par BlueKiwi, qui revendique aujourd'hui cette spécificité de réseau social d'entreprise. Et cela veut dire que chaque employé dispose alors d'une tribune sur l'intranet ou il peut se forger sa propre identité numérique. Elle dit d'ailleurs qu'à son avis, un réseau social en intranet ne peut fonctionner que comme ça, à partir du moment où moi, salarié lambda, je suis en mesure de "contrôler" ce que l'on dit de moi et ce que je dis. Et elle introduit une notion qui m'a bien plu, c'est de dire que le retour d'expérience aujourd'hui, c'est peut-être moins de livres de connaissances (que l'on ne consulte pas une fois rédigés) et plus de connaissances "en action", que l'on pourrait imaginer idéalement sous forme de blogs ou même de twitts (format court).

Les réseaux sociaux en entreprise, c'est un thème qui est apparemment revenu assez souvent au cours de ces journées. Le mardi s'est terminé par une intervention d'IBM, autour de la mise en oeuvre en interne de la solution qu'ils vendent. Le discours est le même, permettre aux salariés de s'exprimer, de se construire une identité de faire valoir leurs apports (soit une expertise, soit un réseau de connecteurs, ...). Ce qui devient intéressant, et là je prêche pour ma paroisse, c'est lorsqu'ils expliquent que la mayonnaise a pris à partir d'une "niche", d'un petit coin, d'un équipe où le manager a approuvé la démarche et laissé faire, puis petit à petit, l'oiseau a fait son nid, presque par essaimage naturel. La démarche a donc été faite, même là, hors management. Cela prouve encore une fois, s'il en était besoin, que pour faire avancer ses idées, il n'est pas forcément nécessaire de convaincre tous les échelons de la pyramide... Tant mieux, cela me conforte dans mon idée qu'il faut toujours essayer, que l'on s'estime placé au bon endroit dans la structure de l'entreprise ou pas.

Le reste de la journée était plus axé sur l'intelligence économique et l'après-midi m'a permis d'avoir une petite idée des produits, des techniques et des utilisations possibles d'une veille bien conduite. Mais comme je m'y connais moins dans ce domaine, je ne m'étendrai pas cette fois.