A l'occasion d'une journée organisée récemment par la Région Rhône Alpes, j'ai découvert Phénoclim, Un programme scientifique et pédagogique, qui invite le public à mesurer l'impact du changement climatique sur la végétation dans les Alpes. Plutôt que prendre chaque matin une photo de son chien, de sa maison ou de son collègue de bureau, et de la publier sur un blog pour apporter sa pierre à lédifice du web 2.0, Phénoclim vous invite à aller voir comment évolue l'arbre qui est dans votre jardin et rapporter le fruit de vos observations à des scientifiques qui capitalisent ainsi un grand nombre de données à l'échelle de tout l'arc alpin. L'ensemble des observations sont accessibles à tous et peuvent être enrichies de photos. On peut même indiquer si l'on a entendu chanter récemment le coucou ! Comme ce programme de cherche est à visée pédagogique, on retrouve bien entendu un bon nombre d'écoles qui participent à ces observations, mais aussi pas mal de particulier qui se prêtent au jeu.
Une des initiatrices de ce programme de cherche était toute heureuse (et elle avait vraiment de raison de l'être) de présenter le site qui réunis toutes les contributions. En revanche, lorsqu'un intervenant dans la salle lui a dit "voilà un très bel exemple de web 2.0 éco-citoyen", elle l'a regardé étrangement en lui demandant "web quoi ?"
Ben oui, tout le monde ne sait pas forcément ce qu'est le web 2.0, même ceux qui en font !
Sur Phénoclim, vous ne risquez pas de trouver les fameux boutons style web 2.0 mais ça marche quand même. On retiendra donc une fois encore ce formidable pouvoir de capitalisation, d'échange et de co-construction que le web permet et en matière d'éco-citoyenneté son champ d'investigation est immense.