Bon je crois que notre petite communauté blogosphérique a désormais dans son ensemble les références du livre blanc digimind sur la veille. Il est bien fait, efficace, rien à en dire.

J'ai eu l'occasion d'écouter Christophe Asselin, son auteur, lors des rencontres TIC de Bretagne, le jeudi. Il a fait un exposé rapide qui reprenait ce qui est dans le livre blanc.

Cette matinée a vu deux autres intervenants s'exprimer sur le web 2.0 en entreprise dont Richard Collin, universitaire (ça c'est vu) et vice président de l'AFNET qui a mis l'accent sur la vitesse.

Pour lui c'est la vitesse qui est la marque du web 2.0 avec la confiance (la bande passante).

L'après midi, on a eu un atelier sur la veille avec le diaporama de christophe asselin déjà vu le matin mais sans  le gars qui devait dire (mwais). Surtout une personne de l'ARIST Bretagne est venu nous présenter une très intéressante étude  sur la veille dans les PME (par la force des choses) bretonnes.

L'ensemble de ses info me fait dire deux choses :

Je n'ai rien appris d'extraordinaire sur la veille sur internet. Je suis dans les clous. Et je pense que l'on est beaucoup dans ce cas. Cette "démocratisation" de la veille, on la doit aux flux rss évidemment. S'il y a démocratisation, relative mais réelle, que restent-ils aux professionnels de la veille. Ceux qui font commerce de cette activité ? La maîtrise de la vitesse  ? l'anticipation ? C'est une question que je me pose.

D'autre part, il ne s'agit que de veille sur Internet et la personne de l'arist l'a bien montré dans l'enquête présentée, les clients, ce n'est pas par internet qu'on les connaît vraiment (mais par les relations of course !) Car c'est là la limite, internet n'est pas encore tout, même si on voudrait bien le coire ! Et croire que l'on maitrise la veille parce qu'on fait une requête suivi, avec flux rss, sur wikio est une erreur. Est-ce que le terme n'est finalement pas un peu usurpé ?

J'avais été frappé par ce fait quand on a fait le DESS. Une grande partie s'est avéré être de la recherche d'information classique, ponctuelle, sans forcément qu'il y ait un suivi (c'est à mon avis un des critères de distinction entre les deux : le suivi dans le temps). Mon maître de stage, ancien universitaire lui même, m'avait d'ailleurs parlé de bibliographie quand je lui disait "veille".

Une dernière chose concernant la veille via internet, on ne trouve sur internet que ce que les gens veulent bien y mettre. Et encore, on parle ici d'internet public et/ou visible et je fais à dessein la confusion entre internet et web.

Finalement la veille, telle qu'on en parle entre nous, s'exerce sur une infime géographie, la plus bruyante forcément, celle du buzz, de la rumeur, de la place de marché, des tendances présentes et à venir, des experts présumés ou réels, des grosses gueules scripturaires (richard collin voyait dans la conversation web la fin des grosses gueules de réunion - je pense tout l'inverse) etc.