J'ai lu pendant les vacances le livre de Martin Roulleaux-Dugage, "le prix de la confiance". Je viens d'ailleurs de poster un commentaire sur le site de Mopsos pour critiquer son interprêtation de l'apprentissage avec laquelle je ne suis pas d'accord. Il est clair que cette critique est bien pauvre par rapport à l'intérêt de ce livre.

Cette lecture m'a permis de struturer un certain nombre de choses que je ressentais, notamment sur les relations intra ou inter-personnelles dans une struture - et rien de mieux que l'utilisation des pronoms personnels pour marquer ces relations. Les trois textes que je prépare auront donc une tonalité personnelle en espérant qu'il puisse avoir une dimension un peu plus large. c'est la raison pour laquelle je les publie d'abord ici et non sur mon blog.

Assez anecdotique, par rapport à ce livre, c'est l'utilisation du "je". Cela a été une découverte pour moi que d'employer la première personne à l'occasion des rapports de stage que nous avons fait lors de l'application professionnelle.

Ma formation initiale est universitaire (maîtrise d'histoire) et toute publication utilise le "nous" collectif. On ne réfléchi jamais seul, ce qui est vrai, mais on ne créé jamais seul non plus. On est toujours dans un "nous" contraint, formaliste et hiérarchiquement très lourd. C'est le poids de tout ceux qui sont passé avant nous qui s'exprime et non un "nous" constitué de pairs.

Ce "nous" est tellement intériorisé que jusqu'au DESS, je l'ai employé sans réflexion, car c'est aussi un "nous" qui protège.

Et pendant le DESS, j'ai appris à dire "je" et j'y ai pris du plaisir car ce "je" était un "je" d'action.

A comparer avec ce que dit Bertrand Duperrin dans L’école nous a mal éduqué et l’entreprise ne nous a pas aidé même si sa vision est beaucoup trop managériale pour moi.


A suivre "j'assume, tu assume..."